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20/03/2020

En pleine épidémie de Covid-19, revenons sur une nouvelle optimiste du côté du VIH-SIDA

Article extrait de la revue AMPnews (publication au 10.03.2020) : www.ampnews.com

www.apmnews.com/nostory.php?uid=155317&objet=348317

Le "patient de Londres" considéré́ comme guéri du VIH

Celui qui a été baptisé le « patient de Londres » est considéré comme guéri de son infection par le VIH selon les données publiées le mardi 10 mars 2020 dans « The Lancet HIV ». Porteur du virus du sida depuis 2003, ce patient ne prend plus aucun traitement antiviral depuis trente mois. Cela en fait le deuxième patient au monde à se remettre de cette maladie. Le premier avait été le "patient de Berlin", dont le cas était présenté en 2008.

Ces résultats ont également été communiqués dans le cadre de la Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections (CROI) 2020. En mars 2019 déjà, le professeur Ravindra Gupta, de l'université de Cambridge, avait annoncé avec prudence que ce patient était en rémission, insistant sur le fait qu'il fallait encore attendre quelques mois avant de pouvoir parler de "guérison". Douze mois après cette première annonce et alors qu'aucun signe d'infection virale active n'a été constaté depuis l'arrêt de son traitement antirétroviral, le professeur Ravindra Gupta, propose désormais de considérer que le patient de Londres "constitue le deuxième cas jamais observé de guérison du VIH".

Ce patient avait été traité de son cancer par une greffe de moelle osseuse provenant d'un donneur homozygote pour la mutation delta32 sur le gène du CCR5 -une mutation qui protège d'une infection par la plupart des souches de VIH.

A l'instar de ce qui avait été constaté chez le "patient de Berlin", des traces d'ADN viral ont été retrouvées dans les tissus du 2e patient guéri. Les auteurs suggèrent néanmoins de considérer ces traces comme des "fossiles", dans la mesure où il est peu probable qu'elles puissent produire du virus.

Ils rapportent également que 99% des cellules immunitaires du patient étaient dérivées des cellules souches du donneur, signe que la transplantation avait bien fonctionné.

Le professeur précise néanmoins que "ce traitement curatif comporte des risques très élevés et qu'il ne peut être proposé qu'en dernier recours à des patients VIH+ souffrant d'hémopathies malignes potentiellement mortelles".

"Il ne s'agit pas d'un traitement qui peut être largement proposé aux patients vivant avec le VIH sous traitement antirétroviral qui fonctionne", note-t-il. (The Lancet HIV, publication en ligne du 10 mars)

UNILABS félicite le patient pour ce combat et toutes les équipes médicales qui ont contribué à cette guérison.

Cela offre un peu d’optimisme dans la lutte contre cette maladie qui rappelons-le contamine encore chaque année 1,7 millions de nouvelles personnes à travers le monde.

VIH

 

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